Sur les hauteurs de Saint-Tropez, la sérénité de la Chartreuse de la Verne

Il y a 2 semaines 27

Imaginez, vous êtes un oiseau. Vous vous posez d’abord à Saint-Tropez. En plein été, les ruelles du village sont pleines à craquer. C’est joyeux, brillant et bruyant. Puis vous vous envolez, direction plein ouest. Vous tournez le dos à la mer, vous évitez les hélicoptères qui transportent célébrités et hommes d’affaires. Très vite, vous prenez de l’altitude pour entrer dans l’espace aérien des Maures.

Ce long massif tapissé de végétation dense et sombre sépare le littoral du reste du Var. De loin en loin, vous repérez un hameau, un domaine viticole. Vous croisez des hérons cendrés et des cormorans au-dessus du barrage de la Verne. Cette retenue, qui forme un lac turquoise, alimente dix communes en eau potable. L’édifice est inconnu des vacanciers, et pourtant, sans barrage, pas de bars à Saint-Tropez !

Encore quelques coups d’aile, et vous vous posez sur la corniche des Maures. Vous êtes arrivé à Notre-Dame de Clémence de la Verne. A vol d’oiseau, vous avez seulement parcouru 27 kilomètres. Par la route, vous n’en auriez fait qu’une quinzaine de plus. Mais, ici, à 425 mètres d’altitude, sur le plateau rocheux où est ancrée la Chartreuse, c’est comme si vous aviez changé de planète.

Dans un silence forestier – c’est-à-dire plein de bruits d’oiseaux et de courants d’air –, vous découvrez l’ampleur de l'édifice. Mais comment a-t-on pu bâtir aussi grand dans un coin aussi perdu ? Si la foi soulève les montagnes, ici, au milieu de celles-ci, elle a placé le monastère. Il ressemble à

Pour lire les 83 % restants,
testez l'offre à 1€ sans engagement.

Lire la Suite de l'Article