Ces Américains “prêts à partir n’importe où”

Il y a 2 semaines 45
Tourisme.
Dessin de Bénédicte paru dans “24 Heures”, Lausanne.

Aux États-Unis, une population affamée de voyages se bouscule pour réserver ses vacances d’été. Hôtels et locations saturent déjà. Dans ce grand rattrapage, on trouve même des croisières qui proposent Noël en juillet.

Lorsque [le président] Joe Biden a annoncé, le mois dernier, à ses concitoyens qu’ils pourraient peut-être se réunir autour d’un barbecue le 4 juillet [pour la fête nationale], de nombreux Américains ont commencé à espérer le retour d’une autre tradition estivale : les vacances. Avant même ce discours teinté d’un optimisme prudent, les recherches et réservations en ligne pour l’été battaient déjà des records.

Sur Hopper, une application spécialisée, les recherches de vols pour la fin de l’été ont augmenté de presque 75 % depuis fin février, date à laquelle un troisième vaccin a été autorisé aux États-Unis. Le comparateur en ligne Kayak profite également de ce regain d’intérêt pour les séjours estivaux : il enregistre chaque semaine une hausse de trafic de 27 %. Pour ce qui est des réservations, Hopper faisait état, fin mars, d’une hausse de 58 % par rapport à mars 2019. Les Américains semblent aujourd’hui plus nombreux à prévoir des vacances au soleil, des retrouvailles avec leurs petits enfants ou de simples escapades.

“Nous sommes prêts à partir n’importe où, on a tellement envie de voyager”, explique Minda Alena, décoratrice d’intérieur dans le New Jersey, qui planifie quatre voyages pour l’été et l’automne.

Tout ce qu’on veut, c’est monter dans un avion et avoir l’impression d’échapper à notre quotidien pendant une semaine.”

Ses vacances débuteront en août par un voyage aux îles Turques-et-Caïques [aux Bahamas], une destination qu’elle rêve de découvrir depuis des années. S’ensuivront un séjour à la Jamaïque avec son mari et une escapade entre filles à Palm Beach, en Floride, pour ses 50 ans. Enfin, d’ici la fin de l’année, Minda partira en Grèce avec ses trois enfants.

À 49 ans, Minda Alena vient d’être vaccinée, comme son mari. Ils ont perdu des amis à cause du virus et elle s’estime chanceuse qu’aucun membre de leur famille ne soit tombé malade. L’année qui vient de s’écouler a transformé leur rapport à l’argent : ils sont aujourd’hui plus disposés à dépenser une partie de l’épargne accumulée pendant des années, pour vivre des expériences mémorables. “Avec mon mari, on se dit : ‘Qu’est-ce qu’on attend ?’ La vie est trop courte.”

Rebond imminent

L’an dernier, la pandémie a ravagé le secteur : selon les prévisions de l’Organisation

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Debra Kamin

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