Ne dites pas “passeport vaccinal” mais “certificat vert numérique”

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Mercredi 17 mars, la Commission européenne a présenté son projet de “passeport vaccinal”, qui devrait permettre aux personnes ayant reçu leurs doses de circuler librement dans les États membres. Un dispositif qui vise à relancer les voyages et le tourisme cet été en Europe.

Selon les mots de la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, c’est un outil qui vise “à rétablir la liberté de circulation d’une façon sûre, responsable et digne de confiance”. Mercredi 17 mars, nous apprend La Repubblica, l’exécutif communautaire a présenté son plan pour la mise en place d’un passeport vaccinal. Ou plutôt d’un “certificat vert numérique”, selon les mots de la Commission, qui a livré plusieurs détails sur le fonctionnement de ce nouveau dispositif.

“Les citoyens européens pourront recommencer à voyager cet été s’ils fournissent la preuve qu’ils ont été vaccinés, ou bien que leur test au Covid s’est révélé négatif, ou encore qu’ils ont développé les anticorps à cette maladie, après en être guéris”, synthétise le quotidien romain, qui poursuit :

Ce certificat devrait être disponible à partir de juin, en version papier ou numérique, et il sera ‘contraignant’ pour tous les États membres.”

Pour entrer en vigueur, “cette proposition devra recevoir l’approbation du Conseil de l’Union européenne et du Parlement”, indique le Corriere della Sera. Le journal milanais, qui s’efforce lui aussi de décrypter ce projet européen, note un autre détail important. Pour éviter toute discrimination envers des pays comme la Hongrie, qui vaccinent également avec le produit russe Spoutnik V, “le certificat admettra tous les vaccins disponibles sur le marché”, et pas seulement ceux validés jusqu’ici par l’Agence européenne du médicament (EMA).

La Commission européenne espère ainsi avoir répondu aux critiques concernant les possibilités de discrimination envers certains pays comme envers les non-vaccinés. Bruxelles a également tenté de lever les doutes concernant la protection des données personnelles, rapporte Politico.

En effet, “seules les autorités nationales du pays de destination, ainsi que les sociétés de transport internationales, pourront consulter les données personnelles pour vérifier la vaccination d’une personne, son test ou sa guérison du Covid-19”, relève le site d’information européen, qui ajoute que “le certificat ne nécessitera pas la création d’une base de données communautaire”.

Enfin, caractéristique importante, “cet outil sera gratuit et il sera rendu disponible non seulement pour tous les citoyens de l’UE, mais aussi pour les personnes vivant dans l’UE mais n’ayant pas la nationalité d’un État membre”, précise Politico.

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