Le bout du monde est à la Bérarde, un petit village authentique de l’Oisans

Il y a 2 mois 59

A 1727 mètres d'altitude, c'est un petit village authentique de l'Oisans perdu au fond d'une vallée, entouré par les sommets majestueux du massif des Ecrins. La Bérarde se mérite. Il faut d'abord emprunter une route de montagne qui chemine sur des kilomètres dans la vallée du Vénéon où coule une rivière aux eaux turquoises sur laquelle on peut pratiquer le rafting. Et tout au bout de la route, le village apparaît, avec sa petite église, ses maisons typiques en pierre, dans un écrin montagneux à couper le souffle.

Et cela tombe bien, notre guide est un guide. Gérard Turc, 61 ans, gravit les sommets du massif depuis des décennies avec ses clients. « La Bérarde se situe sur la commune de Saint-Christophe-en-Oisans. A une certaine époque, cela a été La Mecque de l'alpinisme. Il y a 35 ans, il avait une cinquantaine de guides de haute montagne ici. Aujourd'hui, nous ne sommes plus qu'une dizaine. »

« Gaspard de la Meije était mon ancêtre »

Depuis le village, on peut voir le mythique sommet de la Meije (3983 mètres), conquis pour la première fois le 16 août 1877, par Pierre Gaspard et son client Emmanuel Boileau de Castelneau. Un sommet difficile qui a été vaincu bien après le Mont-Blanc, gravi lui en 1786. Après son exploit, Pierre Gaspard a été surnommé « Gaspard de la Meije ».

« Je suis l'un de ses descendants, révèle Gérard Turc. Je suis son arrière-arrière-petit-fils. Et depuis Pierre Gaspard, on a tous été guides dans la famille. » La Bérarde est le départ de nombreuses courses dans le massif des Ecrins. Pour les alpinistes mais aussi les simples randonneurs. On compte huit refuges dans les montagnes tout autour.

La Bérarde est surtout un petit paradis. Le village a conservé son caractère authentique, dans un environnement préservé, une nature sauvage. Ici, il n'y a pas de téléphériques comme dans la vallée de Chamonix. Il faut user ses chaussures pour gagner les sommets. Autour, on peut voir des chamois, des bouquetins, des aigles, des gypaètes, des marmottes.

L'épicerie-café du Vénéon, coeur battant du village

« Le village n'est pas habité toute l'année, précise Gérard. Moi-même, j'habite un petit hameau en dessous. Car l'hiver, la route d'accès est régulièrement coupée par des avalanches et personne ne vit ici. » La vie ne reprend qu'à partir de mars-avril. Mais c'est vraiment au mois de mai que l'activité redémarre, avec ensuite une période de forte fréquentation en juillet et en août.

« Dans le village, il y a des restaurants, des gîtes, un camping, tout ce qui permet de rester plusieurs jours afin de découvrir les sentiers de randonnée environnants » explique Gérard Turc. Avant de partir en randonnée, vous pourrez vous arrêter dans le seul commerce du village, l'épicerie-café du Vénéon, pour acheter des produits locaux pour le pique-nique, boire un petit coup et vous équiper aussi en matériel de montagne.

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Laurence Puissant, une vraie « Bérardine », tient l'établissement avec son compagnon Pascal Blatteyron : « Ce commerce a été tenu par ma grand-mère maternelle, Sidonie. Je l'ai repris en 2000. Il fait bon vivre à la Bérarde. On est dans un endroit encore préservé ». « On est sur une autre planète, abonde Pascal. On est vraiment bien dans cette vallée au bout du monde. »

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